Yann PETEL - Mon BLOG Personnel

“Une chose dont on ne parle pas n'a jamais existé. C'est l'expression seule qui donne la réalité aux choses.” Oscar WILDE

La France face à elle-même : vérité, droiture et réforme

Introduction

La France traverse aujourd’hui un moment de vérité.
Le tumulte politique, la fragmentation institutionnelle, les tensions sociales et l’incertitude budgétaire composent un paysage où l’urgence domine la vision.
Concevoir un budget est devenu un exercice de survie politique plus qu’un acte de stratégie nationale.
Or un pays sans budget sincère et équilibré, c’est un pays affaibli, dépendant, et bientôt disqualifié.

Certes, il faut agir vite. Mais l’urgence ne doit pas masquer l’essentiel : l’immense travail de refondation que la France doit entreprendre pour redevenir maîtresse de son destin.
Et c’est ici que le débat fiscal, plus que jamais, révèle notre difficulté à regarder le réel en face.

1. Un débat fiscal qui cache une crise institutionnelle

La résurgence de la “taxe Zucman” et les propositions d’alourdissement de la flat tax ne sont pas seulement des mesures techniques : elles traduisent un malaise plus profond.
Faute de réformer la dépense publique, la France cherche encore à corriger ses déséquilibres en “faisant payer les riches”.
Cette stratégie, moralement séduisante pour certains, économiquement stérile pour tous, entretient l’illusion d’une justice par la contrainte.

Mais la vérité est ailleurs : un pays qui ne maîtrise plus son budget perd sa souveraineté, et un État qui taxe sans réformer s’affaiblit doublement — financièrement et moralement.

2. La démagogie fiscale comme substitut à la réforme

L’article « C’est le déclassement assuré » de Jean KEDROFF dans Le Figaro le rappelle avec acuité : la France s’obstine à confondre morale et efficacité.
Jean-Baptiste Colbert disait que l’art de l’impôt consistait à “plumer l’oie avec le moins de cris possible”.
Aujourd’hui, nous faisons l’inverse : beaucoup de cris pour peu de plumes.

Sous prétexte de justice sociale, on renforce la défiance, on affaiblit la compétitivité et l’on décourage ceux qui entreprennent.
En s’attaquant même au capital professionnel, la France se distingue négativement : aucun autre pays ne taxe ainsi la production de richesse.
C’est une impasse morale et économique.

3. Pendant ce temps, nos voisins bâtissent la confiance

Pendant que Paris débat, l’Europe avance.
La Suède a supprimé impôt sur la fortune et droits de succession, retrouvant ainsi croissance et stabilité.
L’Italie attire les nouveaux résidents grâce à une fiscalité plafonnée et prévisible.
Le Portugal incite ses expatriés à revenir.
Même les États-Unis envisagent de libérer les cryptoactifs pour devenir le centre mondial de la finance numérique.

La France, elle, se crispe : elle taxe quand d’autres investissent, elle soupçonne quand d’autres encouragent, elle moralise quand d’autres réforment.
Résultat : fuite des capitaux, défiance des entrepreneurs et affaiblissement du socle productif.

4. Les vrais sujets : lever les freins aux réformes

La question n’est plus seulement fiscale.
Elle est structurelle : pourquoi la France ne parvient-elle plus à se réformer ?
Parce qu’elle s’est enfermée dans une culture de la dépense rigide, un centralisme paralysant et une peur du changement.
Les corporatismes bloquent, l’État se fragmente, la décision politique s’enlise dans le commentaire permanent.

Pourtant, le contexte international ne laisse plus de place à l’attentisme : crises géopolitiques, transitions énergétiques, révolution technologique — le monde avance vite, trop vite pour une France immobile.
Les réformes ne sont pas un luxe : elles sont une question de survie nationale.

5. Retrouver la vérité et la droiture

Ce dont notre pays a besoin, ce n’est pas d’une énième taxe, mais d’un nouveau contrat de confiance.
Une fiscalité stable, lisible et juste.
Un budget sincère, orienté vers l’investissement plutôt que la redistribution mécanique.
Un État stratège, recentré sur ses missions essentielles et respectueux de ceux qui créent de la valeur.

La réforme n’est pas une punition : c’est un acte de fidélité envers l’avenir.
La justice ne consiste pas à tondre ceux qui réussissent, mais à offrir à chacun la possibilité de s’élever.
C’est cela, la vraie égalité républicaine : non pas l’égalitarisme par le bas, mais l’émancipation par l’effort.

Conclusion

La France ne manque ni de talents, ni d’énergie, ni de ressources.
Ce qui lui manque, c’est une volonté collective de vérité.
Vérité sur les chiffres, vérité sur nos blocages, vérité sur la nécessité du changement.
Nous devons avoir le courage de dire que l’argent n’est pas un ennemi, mais un levier ; que la réussite n’est pas une faute, mais une chance pour le pays.

Le vrai projet dont la France a besoin, c’est celui de la lucidité et de la droiture.
Celui d’un État qui cesse de plumer l’oie pour mieux la nourrir.
Car à force de vouloir punir la richesse, la France risque bien de se retrouver sans plume… ni oie — et sans avenir.

Démocratie et Populisme face au Moralisme

En disant que « le pire ennemi des démocraties est aujourd’hui le moralisme qui les envahit » Marcel Gauchet, à la faveur de son livre « Le nœud démocratique, aux origines de la crise néolibérale », pose d’emblée un constat provocateur. Le danger serait moins des idées populistes elles- mêmes que du réflexe de condamnation purement morale dont elles font l’objet. Autrement dit la tendance à se dire « vertueux » en rejetant d’un bloc ce qui apparaît comme « nauséabond » (Le populisme) serait un écueil majeur pour le fonctionnement de la démocratie. Dès lors, plutôt que de regarder en face ce que ces courants populistes expriment (colère sociale, sentiment de déclassement, défiance vis à vis des élites entre autres) on se surprend souvent à délégitimer de façon abstraite ou condescendante, ce qui peut avoir pour effet de renforcer le sentiment d’exclusion et d’incompréhension au sein des populations concernées.

D’un tel constat, il nous faut impérativement tirer des conséquences ainsi que des leçons pragmatiques et mener une vraie réflexion afin de proposer des pistes de solutions concrètes.

Pour cela, il nous faut clarifier les propos, analyser les effets de ce moralisme et dégager les conséquences pour la démocratie.

Biographie

Né en 1958 à Toulouse, Yann PÉTEL est un homme politique français, maire de la commune de Saint-Germain-lès-Corbeil dans le département de l’Essonne, vice-président de la communauté d’agglomération Grand Paris Sud et conseiller départemental au Conseil Départemental de l’Essonne. Depuis décembre 2023, il est président de la Fédération 91 Les Républicains (LR)

PARCOURS

Diplômé en spécialisation Gestion Financière de l’Ecole des dirigeants et créateurs d’entreprise, il a poursuivi sa formation au cours de sa vie professionnelle en suivant les cours du CFAF lui ayant permis de devenir membre de la Société Française des Analystes Financiers et a obtenu la certification AMF, certification professionnelle des acteurs de marché.

Après 3 ans passés à la SDBO (Société de Banque Occidentale) où il a fait ses premiers pas en gestion privée, Yann PÉTEL est entré en fonction en 1987 au CCF (Crédit Commercial de France) où il a rapidement développé une expertise approfondie dans les domaines de la gestion de patrimoine mais aussi de la création, développement et suivi des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM).

Dès l’an 2000, au sein du même groupe qui allait devenir HSBC France, il devint responsable de gestion d’actifs et perfectionna ses compétences pour devenir gérant de fonds européens au département actions européennes d’HSBC Global Asset Management jusqu’en 2022, année de sa retraite.

ENGAGEMENT

Impliqué sur le plan local depuis le début des années 2000, Yann PÉTEL est élu maire de Saint-Germain-lès-Corbeil dans l’Essonne depuis 2014. Son engagement politique au sein de l’UMP devenu depuis « Les Républicains » a conduit à son élection en tant que président de la Fédération 91 Les Républicains (LR) en décembre 2023. Il assume par ailleurs simultanément plusieurs mandats électifs dont celui de conseiller départemental, président délégué en charge de la politique sportive pour le département de l’Essonne depuis 2021. Depuis 2019, il assume aussi la fonction de vice-président en charge de la politique sportive au sein de la communauté d’agglomération de Grand Paris Sud.

INTERETS PERSONNELS

Outre ses activités professionnelles et politiques, Yann PÉTEL est passionné par le sport dans toutes ses dimensions ; il a pratiqué le ski de compétition de 1991 à 2006 au sein du circuit corporatif français.

Il voue par ailleurs une grande passion pour la photographie, particulièrement en Noir et Blanc ; il est à cet effet à l’initiative de la création du salon de la photographie de Saint-Germain-lès-Corbeil, offrant ainsi une vitrine aux talents locaux et régionaux.

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